CAVALIER VERT tome 2 : La Première Cavalière – Kristen Britain

Publié le par Iris

premiere-cavaliere-copie-1.jpg« Karigan est rentrée à Corsa pour finir ses études et travailler auprès de son père.
Mais l'Appel est plus fort que sa détermination: au fond de l'esprit de l'ancienne Cavalière résonne sans arrêt le martèlement de sabots fantômes... jusqu'à ce qu'elle cède, et reprenne le chemin de la cité de Sacor. Mais à la Cour, la jeune femme retrouve l'ordre affaibli: des Cavaliers aguerris sont morts, et pourtant peu de nouvelles recrues ont entendu l'Appel. Cependant, Karigan voit le spectre d'une femme qui ne peut qu'être, Lil Ambriodhe, la Première Cavalière.

Pourquoi apparaît-elle à Karigan? Et comment demander de l'aide à cette femme morte depuis un millénaire? Car la brèche dans le mur de D'Yer continue à s'élargir et au coeur de la forêt veille une sombre et terrible menace... »

 

Nous retrouvons Karrigan 2 ans après les évènements qui l’ont amené à Sacor, après la mort de Soval et Hamilton. Elle est rentrée chez elle, à Corsa, pour prendre la suite de son père et travailler avec lui à la grandeur du clan G’ladheon. Mais Lil Ambriodhe, la première et héroïque cavalière des Cavaliers verts, ne l’entend pas ainsi et force la jeune femme à retourner parmi les Cavaliers, reprendre sa place.

 De son côté, Alton d’Yer, prince héritier de la province d’Yer et Cavalier de son état est rentré chez lui pour tenter de colmater la brèche du Mur, un pouvoir qu’il semble être le seul à posseder. Mais d’autres l’ont également remarqué….

Zacharie, lui, doit faire avec les bizarreries de la magie pervertie, les projets matrimoniaux à son encontre du Prince Gouverneur de Coutre, et ses propres sentiments.

Enfin, les broches des cavaliers ne leurs sont plus d’aucune utilité, retournant leurs pouvoirs contre eux sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi.

 A cela il faut ajouter la menace d’un groupuscule appelé Second Empire qui veut remettre en place ce que la Grande Guerre avait réussi à détruire.

 La clé de tout ceci est bien entendu Karigan qui devra se débattre entre magie rebelle, complots politiques et la découverte de ses propres sentiments. Mais chacun devra choisir à qui ou à quoi il est fidèle.

 

  Ce second volume, il faut l’avouer, à moins réussi à m’entrainer que le premier. Bon, d’accord, le fait que ne puisse pas lire au boulot n’arrange rien. (Non mais c’est vrai quoi ? après tout ça dérange qui que je lise tranquillement dans mon coin ?  ^^ )

 Pourtant, il commence très fort avec la scène de la clairière, mais très vite, avec Karigan coincée au château, on sort de l’aventure pour entrer dans l’attente. Il est vrai que c’est une attente très bien construite et parfaitement intégrée, mais ça reste une attente ou Karigan n’est que la spectatrice de la vie des autres : Celle d’Hadriax, celle de Lil, ...

 

  On y apprend la vie et la mort de Lil Ambriodhe, le lien qui existe entre les broches et leurs porteurs, et l’auteur ouvre une porte sur la relation entre le cavalier et sa monture.

 

 On en apprend également davantage sur Mornavhon et la Grande Guerre, ainsi que sur la Guerre des Clans, et sur l’histoire de la Sacoridie en général.

 

 Visiblement, ce livre à pour but de donner des éléments sur les cavaliers verts et sur Karigan, éléments nécessaires à l’établissement d’une nouvelle relation au sein des cavaliers : trouver ce qui peut les unir, les rituels qui peuvent faire d’eux de vrais frères d’armes.

Et ça marche.

On voit les Cavaliers trouver dans leur corps une unité qui n’existait pas vraiment à l’arrivée de notre héroïne, même si cela coute cher en vie. Le rituel du souvenir est d’ailleurs à mon gout particulièrement émouvant, et Kristin Britain aurait pu s’attarder d’avantage sur les liens crées entre les morts et les vivants, et les vivants entre eux.

 

 D’un autre point de vue, et il faut avoir lu les livres pour comprendre ce que je veux dire, il semble que les Armes soient les seuls à avoir compris et à respecter la vraie valeur des Cavaliers. Mais sans doute leur coté « armure vivante» leur permet elle de voir les gens plus clairement et les Armes sont les premières a se ranger aux cotés des chevaliers, et c’est vers eux, et plus particulièrement vers Larenne et Karigan, que sont dirigées les preuves de leur humanité.

 

 Et puis il y a les sentiments de Karigan, largement mis en avant. Ceux qu’elle connait, ceux qu’elle ne comprend pas, et ceux qu’elle découvre. Il n’est d’ailleurs pas certain que ce qu’elle gagne puisse équilibrer la balance face à ce qu’elle perd.

 

 Dans cette galerie de personnages, j’ai une affection particulière pour Zacharie. Mais comme d’habitude, et même si elle tente de gommer ce défaut, Kristin Britain tente d’en faire trop ou pas assez avec ses personnages. Ils sont trop humains ou pas assez, oscillant entre l’héroïsme pur et dur et la faiblesse humaine la plus totale. Même si il faut avouer que dans le cas de Zacharie c’est plus souvent de l’héroïsme.

 

Question écriture, il n’y a pas vraiment de surprise. C’est rapide, c’est direct, c’est a la troisième personne (que j’aime l’écriture à la troisième personne ! ça change agréablement de la relation a la première personne de la bit-lit), en résumé : c’est efficace ! On entre dans le livre et on en ressort qu’une fois l’ouvrage terminé (même si j’y ai mis le temps ^^ )

 

Bref, le troisième volume sera vite commandé, ne serait ce que pour savoir comment Karigan va pouvoir se remettre de la « trahison » de 2 des personnes les plus importantes de sa vie.

 

 Une lecture que je recommande sans aucun doute, mais qui reste dans la lignée « jeunes adultes pas trop jeunes mais jeunes quand même.  »

 

Bonne lecture !

Publié dans Heroic fantasy

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