GUILD WARS tome 1 : Les fantômes d’Ascalon – Matt Forbeck

Publié le par kyehra

les-fantimes-d-ascalon.gif  « Il y a 250 ans, Ascalon a été réduite en cendres.

Des siècles plus tard, les descendants des Ascaloniens exilés en Kryte se retrouvent assiégés de toute part. Afin de sauver l'humanité, la reine Jennah cherche à négocier un traité de paix avec les charrs tant haïs. Mais il reste un obstacle : les légions charrs n'accepteront cette trêve que si la Griffe du Khan-Ur, un trésor de grande valeur, leur est rapportée de la cité d'Ascalon. Une bande d'aventuriers disparate, chacun traînant derrière lui ses propres fantômes, se met en route vers cette région hantée afin de retrouver la Griffe.
Sans cet artefact, il n'existe aucun espoir de paix entre humains et charrs. Mais le roi mort-vivant qui règne sur Ascalon ne se laissera pas déposséder sans réagir. Et certains sont prêts à tout pour que cette paix ne voit pas le jour...»

 

 

Dans un précédent billet, je disais combien j’étais bon publique et combien rares étaient les livres qui me déplaisaient. Voici donc l’occasion de montrer que je ne suis pas si bon publique  que ça.

 

 Voici donc le premier roman issu des jeux vidéo Guild Wars.  Il faut avant tout remettre en place le contexte. Guild Wars est un CMORPG , c'est-à-dire en gros un jeu en ligne compétitif, basé sur une stratégie d’alliance. Il se découpe en 4 chapitres : Prophéties, Factions, Nightfall et Eye of the North, chacun reproduisant une atmosphère (médiévale, asiatique, africaine, vicking). Chacune des trames est riches et nous fait explorer les continent dela Tyrie, Canta et Elona, avec son bestiaire et ses héros. Arena Net prépare la sortie de Guild Wars 2, et la trilogie dont deux volumes sont parus en France sert de liaison entre Guild Wars 1 et Guild Wars 2. Et c’est la que le bât blesse. C’est un roman écrit pour ceux qui connaissent l’environnement et l’histoire de la licence. Un néophyte n’y verra sans aucun doute qu’une suite de mots inventés et pas vraiment caractérisés (Hytek, sylvari, norn, charr, elementaliste, nécromant, prince Rurik ….). Rien n’est fait pour éclairer le lecteur, ce qui déjà réserve le roman à une « élite».

 

 Mais pire que ça, le livre est truffé de fautes inadmissibles : mots manquants dans des phrases, erreurs dans les participes passés / infinitifs, absence de concordance des temps …. Soit le traducteur n’a pas été payé et a fait son travail par-dessus la jambe, soit personne n’a relu l’épreuve finale, l’un n’excluant pas l’autre.

 

Enfin, il y a l’histoire. Elle aurait sans doute fait une excellente base de jeu vidéo, et c’est une très bonne base de roman, mais une fois qu’on a la base il faut la développer, et l’auteur  a sauté cette étape. Le roman n’est qu’une suite de scène et on a du mal à s’attacher aux personnages, peu fouillés.

 L’histoire est vue par les yeux de Dougan Keane, le descendant d’un personnage rencontré dans le jeu vidéo. Il se promène avec une chance insolente d’un coté de la Tyrie à l’autre sans qu’on sache jamais vraiment comment il y arrive, et c’est le seul personnage sur lequel l’auteur se soit attardé plus de 5 minutes au moment de l’écriture du roman. Les autres personnages sont survolés, et la mort de certains est oubliée par tout le monde (y compris les survivants) la page d’après.

 

  De plus, la ou les caractères ne pouvaient être développés dans les jeux vidéos, ils deviennent caricaturaux dans le roman. Le norn par exemple devient une de fonce-dedans sans grande réflexion ne pensant qu’a mourir au combat, sans aucun instinct de survie.

 

 Quand au dénouement, c’est sans doute ce qui est le mieux traité et l’auteur a distillé tout au long du roman de quoi le voir arriver, mais ce n’est qu’a la fin qu’ils se mettent en place.

 

  Pour résumer, ce livre aurait pu être un excellent roman s’il ne se résumait pas à un canevas non développé. L’histoire souffre d’un manque de souffle épique, les personnages de consistance, et le lectorat est très ciblé. Il est à réserver aux amateurs de la licence, et fin connaisseurs de ce monde. Mais n’est ce pas le cas de toutes les novellisation de jeu video ?

 

 


defi 2012

 

Catégorie fantasy

Publié dans Heroic fantasy

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